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OJOZ, Style et Argentique.

 

Jonathan Adélaïde plus connu sous le nom de OJOZ, street photographe originaire de Guyane, ayant affiché en 2011 à la fois son amour pour la Californie et pour la ville de Paris, lors d’une série de clichés mettant en avant le parallèle troublant entre la Côte Ouest des US et son univers parisien, au cours d’une exposition intitulée “CALI FOR ME, IT’S PARIFORNIE”, nous revient cette fois lors d’une exposition consacrée entièrement à la Côte Est des US. Pas de jaloux, pas de beefs East Coast/West Coast. Les 2 côtes, leurs 2 ambiances sont shootées à la même enseigne, un peu comme l’ont été PAC et BIGGIE.

Cette fois, New York l’éternelle, la ville où les rois et les reines se font, est mise à l’honneur. Votre sens visuel ne sera pas le seul mis à contribution lors de cette exposition. OJOZ a décidé d’accompagner chacun de ses clichés d’une petite création musicale, devant évoquer l’état d’esprit de l’artiste au moment de la capture de la photo. Et pour ce faire, OJOZ a fait appel à ni plus ni moins que DJ SNAKE, le frenchie qui sévit à Vegas et aux US depuis quelques temps, et avec qui il est très proche (cf.leur escapade à Coachella en compagnie du gratin de l’entertainment US) en plus de JOKE. Inutile de rappeler que ces deux artistes sont passés sous l’objectif d’OJOZ.

Mentionnons également que chacune de ces créations musicales est en libre écoute grâce à Focal Audio, une marque Made In France, produisant des casques de haute qualité, mis à disposition dans le cadre de cette exposition. Il n’y a pas à dire, OJOZ sait s’entourer.

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Tous les jours de 10 heures à 20 heures, jusqu’au 21 juin. A la Galerie, 38, rue de Malte (XIe). M° République ou Oberkampf. Gratuit.

Au-delà de son exposition, THIRDHIGH a voulu se pencher sur cet artiste, qui a su bousculer avant beaucoup d’autres et avant l’avènement de réseaux sociaux et plateformes comme INSTAGRAM, FLICKR etc, un univers et une discipline, trop longtemps figés, car peu considérés. Nul n’est sans savoir que la photographie a longtemps été le vilain petit canard dans le domaine artistique, et que la photographie couleur a subit un plus dur traitement encore. OJOZ s’est lui affranchit de tous les codes qui régissaient jusqu’alors la photographie, en proposant des images dénotant avec ce qui se faisait jusqu’alors. Fini les images street super cliché et trempant dans la même sauce que les autres. Certains diront que les modèles sur lesquels il s’est appuyé lui ont facilité la tâche, mais tout le monde aurait-il pu sublimer ces personnages, et faire ressentir leur singularité, sans avoir une affinité naturelle, et un amour véritable pour ces mêmes modèles et mises en scène ? Rien est plus sûr.

OJOZ a su proposer des images fortes comme on peut le voir sur son site officiel et les différentes rubriques le composant, et s’inscrire dans la lignée de grands street photographes, tels que Garry Winogrand (le plus grand pour THIRDHIGH), Robert Frank ou Diane Arbus.

Garry Winogrand.

Garry Winogrand.

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Diane Arbus

frankramericans

Robert Frank

OJOZ

OJOZ

Certes, la comparaison est forte et nous mettons la pression à ce jeune artiste, en le comparant à ces références absolues de la photographie qui ont attendu des décennies avant d’avoir droit à la reconnaissance dont ils ont joui en fin de carrière, mais il nous est apparu comme une évidence que OJOZ avait compris le Game. Il a décomplexifié une discipline faite d’intuitions, en proposant au public un projet clair et basé sur les règles conduisant au succès, à savoir :

– Chaque artiste doit pouvoir sortir de ses biais cognitifs : La qualité ne s’impose pas d’elle-même et n’est en rien une évidence pour le public.
– Qui se prétend artiste, doit absolument chercher à challenger un status quo bien défini, auquel il apportera une alternative ou une variation par sa créativité et son art. Tout doit être fait dans et selon cette directive, afin de s’inscrire durablement dans la Noosphère.
-Être artiste, c’est éviter de faire un truc lisse pour faire pro. Il est impératif d’être violent dans son expression (pas grossier, ou extrémiste), et d’incarner une idée.
-Et puis comme sur un terrain de football, communiquer son fun et la folie ayant conduit au petit pont, à la frappe en lucarne. Pour l’artiste, tout résidera dans la communication du plaisir qui aura entouré la création de son oeuvre. PRIMORDIAL

Pour nous, OJOZ, a respecté toutes ses règles. Voilà pourquoi il méritait d’être mis en lumière sous THIRDHIGH, et que nous devions absolument rappeler au plus grand nombre que son exposition se tenait tous les jours de 10 heures à 20 heures, jusqu’au 21 juin, à la Galerie, 38 rue de Malte (XIe). M° République ou Oberkampf.  Et qu’elle était gratuite (ENORME).

Longue vie à lui et à ses clichés…

OJOZ GOT GAME

OJOZ GOT GAME

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