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Quelque part dans le quartier Est de Berlin, en Allemagne, se trouve une salle où des femmes de toutes tailles, de tous âges et de tous métiers s’affrontent dans un combat de sang et de sueur jusqu’à ce qu’une gagnante soit annoncée. Ce lieu s’appelle le East Berlin Female Fight Club, et c’est exactement ce que l’on attend : des bleus et des corps qui donnent tout ce qu’ils ont dans une activité des plus primaires en échange d’un moment d’évasion loin de la réalité. Alors que le film Edward Norton avec Brad Pitt a déjà fait son travail en présentant ce mouvement underground très réel au grand public, on pourrait penser que ce sport est destiné aux hommes seulement. Et bien non, c’est aussi un sport accessible aux femmes, et c’est aussi difficile que n’importe quel sport où il n’y a qu’un seul vainqueur.

Même si l’inhibition et la peur n’existent pas sur le tapis, les femmes sont conscientes des blessures possibles.

Pour ce club privé de combat féminin, les règles ne limitent pas la classe, la taille ou l’expérience lors du choix de deux combattants. Une ceinture noire de Jiu-jitsu d’1m70 pesant 60 kilos est parfaitement admissible pour affronter une femme bodybuilder d’1m50 et 100 kilos, ou même une débutante. Tout dépend de leur ténacité à écraser leur adversaire. Le club est dirigé par Anna Konda et Red Devil qui supervisent les événements. Les combats eux-mêmes ne comportent aucun juge officiel, juste quelqu’un qui connaît les règles pour aider à gérer le flux. Il existe des intervalles entre les combats où les membres sont en mesure d’apprendre à se connaître pour renoncer à toutes les angoisses qu’elles ont accumulé pendant la lutte. Le club est basé autant sur la force et la compétitivité que sur le respect absolu de l’autre. « Même si l’inhibition et la peur n’existent pas sur le tapis, les femmes sont conscientes des blessures possibles. Elles se respectent et stoppent le combat si quelqu’un est gravement blessé. » expliquent Konda et Devil.

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Pour capturer cette intensité, la photographe Katarzyna Mazur a été en mesure de manoeuvrer autour des combats pour saisir des images intimes de la douleur, du plaisir et des relations de ces combattantes qui mettent tout leur cœur dans ce sport. «J’ai été très choquée. Je n’avais jamais vu quelque chose comme ça avant et c’était vraiment intéressant de ressentir cette intensité d’aussi près. J’aime l’idée de la contradiction : de ce qui contredit la perspective des femmes modernes dans la société. Mais aussi, quelqu’un qui me contredit, dans la façon dont il/elle agit. J’apprécie explorer de nouveaux mondes, en particulier un monde qui existe dans une zone floue. « expliaque Katarzyna à Dazed Digital. Consultez notre sélection d’images tout au long de cet article, et n’oubliez pas de cliquer ici pour voir la série complète ainsi que ses autres œuvres.

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